Vanille de Tahiti : L’IGP entre dans sa phase d’enquête publique
Après le dépôt du dossier en août dernier, la filière franchit une étape charnière. L’Indication Géographique Protégée (IGP) entre dans une phase d'enquête publique pour sécuriser l'avenir de l'or noir polynésien.
Un enjeu de protection internationale
La vanille de Tahiti, bien que mondialement reconnue, ne bénéficie actuellement d'aucune protection officielle. Cette absence de cadre permet à des producteurs étrangers, notamment à Madagascar, d'utiliser le nom botanique Vanilla tahitensis pour commercialiser leur production.
L'IGP changera la donne en offrant :
- Une distinction claire entre la production du Fenua et celle de l'étranger.
- Un cadre juridique pour écarter les contrefaçons et produits importés vendus sous l’appellation "Tahiti".
- Une stabilité économique face aux fluctuations brutales des prix sur le marché mondial.
Assainir la filière locale
L'Association interprofessionnelle de la vanille de Tahiti (AIVDT) s'appuie sur un constat préoccupant : une enquête de 2022 a révélé qu'une gousse sur quatre n'était pas conforme à la réglementation (gousses épuisées ou aromatisées artificiellement).
La labellisation vise à professionnaliser le secteur, tout en restant une démarche volontaire. Chaque professionnel pourra choisir de :
1. Rester en circuit traditionnel non labellisé.
2. Basculer vers la vanille de Tahiti labellisée pour garantir une traçabilité renforcée.
Ouverture de l'enquête publique
L'instruction administrative est en cours. Prochainement, la Direction de l’agriculture ouvrira une enquête publique de deux mois. Cette période sera cruciale pour recueillir les avis et permettre à l'AIVDT d'informer les producteurs et exportateurs sur les bénéfices financiers et stratégiques du label.
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